Radio Rempart Tempus Fugit - Caravaggio - Sortie chez éole records le 4 février 2020 Jazz

Tempus Fugit - Caravaggio 

Sortie chez éole records le 4 février 2020

Depuis 2004 le groupe Caravaggio développe une musique hybride, puisant son inspiration dans le rock, la musique savante, la musique électronique ou le jazz contemporain. Caravaggio refuse d'appartenir à une seule esthétique afin de préserver sa liberté et surtout de mettre en avant la jouissance d'une intégration de plusieurs langages dans les contrastes, les correspondances ou les surimpressions. La musique de Caravaggio reflète la multiplicité et la complexité du monde contemporain, allant de paire avec une fascination pour le cinéma et sa capacité d'invention d'espaces, de rythmes et de collisions.

Cette palette de couleurs, ces espaces, ces rythmes et ces collisions sont le terrain sur lequel Caravaggio bâtit sa musique. Une musique qui veut embarquer l'auditeur sur les pistes fascinantes et parfois inquiétantes menant là où bat le coeur de la modernité. Caravaggio a toujours eu une proximité musicale avec le cinéma. L’expérience de la création de la bande originale du film « l’Amour est un crime parfait » des frères Larrieu en 2013 n’a fait que confirmer cette tendance. Avec ce quatrième album – Tempus Fugit – Caravaggio a voulu creuser une dimension quasi narrative en proposant des configurations sonores construites à la fois comme des pièces musicales (symphoniques par exemple) et comme des chemins parsemés d’images et de sensations.

Travelling, hors champ, montage, zoom, arrière-plan, panoramique, contre-jour, flash-back, ellipse, nuit américaine, plan séquence, tout ce vocabulaire a irrigué notre imaginaire dans l'écriture de ce nouveau répertoire. Chaque plage du disque est un petit film d'une certaine manière ou plus exactement une succession de petites scènes qui laisse place à une interprétation personnelle de celui qui écoute. Sur le plan musical, ce nouvel opus flirte avec des sonorités plus électro-pop que les opus précédents. L’improvisation est moins présente, l’écriture plus épurée. L'axe de travail s’est porté sur un dépouillement des matériaux, une grande clarté d'écriture et une diversification des combinaisons entre les instruments.

Invité exceptionnel, le guitariste Serge Teyssot-Gay toujours avide de rencontres aventureuses, rejoint Caravagggio pour deux morceaux. Après avoir été co-fondateur de Noir Désir, il s’était échappé de l’industrie musicale et du monde du rock pour des collaborations avec d’autres musiques. Il avait alors rencontré Bruno Chevillon qui lui a présenté ses complices. Caravaggio ayant l’envie d’inviter d’autres artistes dans Tempus Fugit, c’est tout naturellement qu’ils ont fait appel à lui. Le morceau « Vers la flamme » a été composé spécialement pour lui, lui permettant de se placer librement dans le monde de Caravaggio.

Pour chaque composition, chaque musicien a en main des motifs récurrents, simples, constitués de timbres ciselés et soignés. Afin de laisser la place à de véritables images mentales chez l'auditeur, Caravaggio reste fidèle à ses atmosphères cinématographiques (sons d’ambiance, voix parlées) et ses textures électroacoustiques audacieuses.

BRUNO CHEVILLON

Après avoir fait ses classes auprès d’André Jaume puis s’être rapproché du Groupe de Recherche et d’Improvisation Musicales de Marseille (GRIM),Bruno Chevillon rencontre Louis Sclavis en 1985. Celui-ci en fait aussitôt le pivot de son nouveau quartet. Participant successivement à la création du septet Chamber Music, au projet “Ellington on the Air”, à la formation en 1992 de l’Acoustic Quartet, puis l’année suivante d’un trio avec François Merville à la batterie, le contrebassiste demeurera pendant près de 15 ans le plus fidèle compagnon du clarinettiste (leur dernière collaboration en date remonte à 2000 avec l’enregistrement pour ECM du disque L’affrontement des prétendants). Parallèlement à cette aventure artistique au long cours, Bruno Chevillon va à partir du milieu des années 90 multiplier les collaborations avec quelques-uns des artistes les plus décisifs de la scène jazz hexagonale. Il engage en 1995 une association féconde avec le pianiste Stéphan Oliva qui débouchera sur une série de disques en trio (dont deux avec le batteur Paul Motian). En 1998, il fonde avec le batteur Eric Echampard le nouveau trio de Marc Ducret . Les années 2000 seront pour lui l’occasion de générer de nouvelles rencontres artistiques (Daniel Humair, Régis Huby, Christophe Marguet, Tim Berne, Joey Baron, Bojan Z) mais surtout d’approfondir son goût pour l’interdisciplinarité en allant explorer aux côtés du compositeur Samuel Sighicelli (Canicule pour contrebasse et échantillonneur), de Franck Vigroux et Kasper T. Toeplitz, d’Oliva encore (Soffio di Scelsi), du clarinettiste Jean- Marc Foltz mais aussi du danseur et chorégraphe Christian Rizzo ; des univers hybrides ouvrant de nouveaux types d’interactions entre musique improvisée, domaine contemporain et autres formes artistiques. La création en 2004 du groupe Caravaggio avec Benjamin de la Fuente au violon, Eric Echampard à la batterie et Samuel Sighicelli aux claviers, ainsi que l’enregistrement en 2007 du disque solo Hors-champ, aux confins de la musique improvisée et de l’expérimentation électronique, offrent le meilleur aperçu des préoccupations esthétiques actuelles d’un musicien définitivement en mouvement. Depuis 2014, Bruno Chevillon est conseiller artistique et membre de l’ONJ.

ERIC ECHAMPARD

Tout à la fois technicien hors pair, riche d’une formation classique de haut vol (il est titulaire d’un Premier Prix de percussions classique et contemporaine obtenu en 1995 au CNSM de Lyon), et musicien instinctif, fondamentalement ouvert à toutes les formes de musiques populaires et expérimentales actuelles (du jazz moderne dans tous ses états au rock en passant par l’infini dégradé des musiques improvisées), Eric Echampard fait partie de ces quelques personnalités atypiques qui au cours des quinze dernières années ont profondément renouvelé l’art de la batterie dans le champ du jazz européen contemporain. Repéré simultanément par Bernard Struber qui l’intègre en 1992 à l’ORJA (groupe dont il fait toujours partie et rebaptisé depuis Jazztet) et par Jacques Di Donato qui l’année suivante lui offre la place de batteur dans son quintet et son grand ensemble Système Friche, Eric Echampard va très vite s’imposer comme l’interlocuteur privilégié des musiciens les plus novateurs de la scène hexagonale, intégrant coup sur coup le trio de François Corneloup, celui de Marc Ducret (avec Bruno Chevillon), le Grand Lousadzak de Claude Tchamitchian ou encore le MegaOctet d’Andy Emler… Entre 2014 et 2018, Eric Echampard est membre de l’ONJ / http://www.onj.org

BENJAMIN DE LA FUENTE

Après avoir étudié la composition au CNSM de Paris avec Gérard Grisey et l'improvisation avec Alain Savouret, il suit le cursus de composition à l'Ircam. En 2001-02, il est pensionnaire à la Villa Medicis à Rome. En 2000, il fonde, avec Samuel Sighicelli, la compagnie Sphota, avec laquelle il montera sept spectacles pluridisciplinaires qui sillonneront l'Europe (festival Musica, Tage fur neue musik, Traiettorie, Agora, Berliner Festspiel, San Sebastian, Roma Europa…). En 2004, il co-fonde également le groupe de rock expérimental Caravaggio avec lequel il se produit régulièrement en France et à l'étranger (Pori Jazz Festival, Moers, Berlin, Jeunesse à Vienne, Graz, Rome, Jazz à la Villette, Centre Pompidou à Paris…) et avec lequel il a enregistré 3 disques. Il mène une activité de compositeur, d’improvisateur et de concepteur de spectacle. Dans le souci d'inventer un contexte d'écoute original à chaque projet, son travail d'écriture se caractérise par la quête d'une expérience physique et dramaturgique du sonore. Il s’appuie à la fois sur l’expérimentation vivante et une écriture minutieuse. Il collabore avec d'autres arts pour donner à entendre autrement. Il écrit des pièces instrumentales avec ou sans électronique pour divers ensembles et orchestres, des spectacles musicaux et travail ponctuellement pour le cinéma. Il est régulièrement invité pour des master-classes autour de l'improvisation et de la composition. Collaborations : Il collabore avec de nombreux ensembles, festivals et structures européens dont l'orchestre Philharmonique de Radio France, Ictus, l'EIC, l’Ircam, le Grame, l’INA-grm, les percussions de Strasbourg, l'Orchestre National de Jazz d'Olivier Benoit, le théâtre du Châtelet, le Festival d'Aix en Provence, Ars Musica, etc. Distinctions : Il est lauréat de divers prix et distinctions dont: le grand prix du disque "Charles Cros" 2010, le grand prix lycéen des compositeurs pour le disque "la longue Marche", le Prix André Caplet de l’Académie des Beaux-arts de l’Institut de France (2009), le Prix Hervé Dugardin de la SACEM (2002).

SAMUEL SIGHICELLI

Samuel Sighicelli a étudié le piano, la composition instrumentale (notamment avec Gérard Grisey) et électroacoustique, ainsi que l'improvisation. En 1998, il obtient les Premier Prix du Conservatoire National Supérieur de Paris en Composition (instrumentale et électronique) et en Improvisation Générative. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis en 2003-2004. Ses oeuvres musicales, allant du soliste au grand orchestre, ont été jouées et/ou commandées par des structures comme l'Ina-GRM, Radio France, les ensembles Court- circuit, l'Itinéraire, Ictus, 2e2m, le Ministère de la Culture, le Quatuor Arditti, le Collegium Novum Zürich, les Percussions de Strasbourg, l'Orchestre National de Montpellier, l'Orchestre Philharmonique de Radio-France... En 2000, il fonde, avec Benjamin de la Fuente, la compagnie Sphota, avec laquelle il montera sept spectacles pluridisciplinaires qui sillonneront l'Europe (festival Musica, Tage fur neue musik, Traiettorie, Agora, Berliner Festspiel, San Sebastian, Roma Europa…). En 2004, il co-fonde également le groupe de rock expérimental Caravaggio avec lequel il se produit régulièrement en France et à l'étranger (Pori Jazz Festival, Moers, Berlin, Jeunesse à Vienne, Graz, Rome, Jazz à la Villette, Centre Pompidou à Paris…) et avec lequel il a enregistré 3 disques. Son activité s'articule autour de trois axes: la composition instrumentale et électronique, le travail de groupe (Caravaggio), et la réalisation de projets scéniques («L'île solaire», «Marée noire», «The Need For Cosmos», «Chant d'hiver», «Spirale ») qu'il considère comme un prolongement naturel de son travail de compositeur. Dans ces projets il élargit son rôle de compositeur à la mise en scène. En outre, son rapport à l'image - hérité d'une famille de plasticiens et cinéastes - qu'il développe depuis l'adolescence de façon autodidacte, trouve sa place dans ces projets pour la scène. Régulièrement, il met son travail musical au service de projets d'autres artistes, notamment au théâtre (avec Valérie Dréville par exemple pour «Délire à deux» de Ionesco) ou au cinéma (pour les frères Larrieu avec le groupe Caravaggio par exemple). En 2012-2015 il est compositeur en résidence au Théâtre de la Renaissance à Oullins (Lyon) et en 2017-2019 à l'Espace Malraux – scène nationale de Chambéry et de la Savoie – et à Bonlieu – scène nationale d'Annecy soutenue par le dispositif DGCA/SACEM. En 2014-2018 il est compositeur associé aux CRR d'Annecy et de Chambéry.

SERGE TAYSSOT-GAY

Pendant et depuis les années Noir Désir, Serge Teyssot-Gay explore tous azimut. Il fonde ou participe à de nombreuses formations, partant du free-rock en passant par le rap la musique contemporaine ou expérimentale, avec des musiciens des peintres des danseurs ou des auteurs de différents horizons, artistiques ou géographiques, de la Syrie à la Chine et aux Etats-Unis en passant par le Japon. (Zone Libre, Interzone, Kintsugi, Xie Yugang etc.) Pour en savoir plus : http://sergeteyssot-gay.fr/

Bruno Chevillon, basse, contrebasse, électronique ; Eric Echampard, batterie, percussions, pad ; Benjamin de la Fuente, violon, guitare électrique ténor, mandocaster, électronique ; Samuel Sighicelli, orgue Hammond, synthétiseurs (Moog, korg, Dave Smith), sampler ; Serge Teyssot-Gay, guitare - invité sur le morceau « Vers la Flamme » ; Sylvain Thévenard, prise de son, mixage ; Marwan Danoun, mastering

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