Volo – Mine de rien, la douceur en ligne de force
Un son pour les fans de chanson française sensible, de guitares fraternelles et de textes qui regardent la vie en face comme…
Les Ogres de Barback, Alexis HK, La Rue Kétanou, Debout sur le Zinc, Aldebert
Volo – Mine de rien
Sortie le 20 mars 2026 chez At(h)ome

Avec Mine de rien, Volo revient avec un disque d’une grande élégance, construit autour des guitares acoustiques, de la chaleur des voix et d’une écriture qui continue de raconter le monde sans hausser artificiellement le ton. Un album doux en apparence, mais traversé de lucidité, d’émotion et de positions très nettes.
Volo – Mine de rien : un 7e album entre tendresse, recul et clarté
Il y a des groupes qui traversent les années sans jamais perdre leur voix. Volo fait partie de ceux-là. Mine de rien, leur septième album studio, arrive après plus de vingt ans de complicité entre les frères Volovitch, et cela s’entend immédiatement. Rien ici ne cherche l’effet forcé. Tout repose sur une écriture précise, une présence fraternelle intacte et une façon très sûre d’avancer avec sobriété.
Le titre de l’album résume bien l’esprit général. Mine de rien, Volo fête ses 20 ans de carrière. Mine de rien, les deux frangins ont écrit plus de cent chansons et continuent d’occuper une place à part dans la chanson française. Mine de rien, ils regardent le temps passer sans pathos, avec ce mélange de recul, de tendresse et d’ironie douce qui leur ressemble depuis toujours.
Un album élégant, construit sur la chaleur et la proximité
Réalisé et mixé par Alexis Campet, l’album est construit autour des guitares acoustiques des deux frères, auxquelles viennent s’ajouter des claviers, des pianos et des arpèges électriques réverbérés qui apportent une chaleur particulière à l’ensemble. Ce choix donne au disque un vrai confort d’écoute, sans jamais le rendre lisse. La douceur des arrangements sert avant tout les textes, les silences, les hésitations et la fragilité des histoires racontées.
C’est d’ailleurs l’une des forces de Mine de rien : parvenir à rester très accessible tout en portant des thèmes parfois lourds. L’amour qui tient malgré les failles, la mémoire d’une rencontre qui ne lâche pas, le deuil, le regard sur soi, la fatigue démocratique, la peur de voir le pire arriver. Volo fait tenir tout cela dans des chansons qui n’ont pas besoin de surjouer la gravité pour toucher juste.
Des chansons intimes, mais jamais repliées sur elles-mêmes
Plusieurs morceaux semblent se répondre comme des fragments de vie observés de près. Je respire dit le refuge que peut encore représenter l’être aimé malgré les contradictions, les faiblesses et le tumulte du quotidien. Petite lueur s’accroche à ce mince éclat qui aide à tenir quand tout vacille. Chanson de geste rejoue l’obstination de la mémoire amoureuse avec cette idée simple et tenace : certaines présences continuent de danser dans la tête bien après leur départ.
L’album sait aussi regarder les fins sans brutalité. Plus loin, chanté avec Mesparrow, raconte avec beaucoup de délicatesse l’histoire d’un couple qui ne pourra pas continuer ensemble malgré l’amour partagé et les enfants. Le choix de cette voix invitée apporte une douceur supplémentaire à ce moment très tendre, presque suspendu, dans un disque qui sait souvent se tenir juste au bord de la cassure sans y tomber.
Le temps, la mort et la lucidité comme lignes de fond
Ce qui donne aussi sa profondeur à Mine de rien, c’est la manière dont Volo regarde le temps. Dans Ratures, Frédo revient sur le jeune homme qu’il était il y a trente ans, dans un petit appartement du XVIIIe arrondissement de Paris, au milieu des feuilles et des corrections. Le morceau a quelque chose d’amusé, presque rassurant. Il ne règle pas des comptes, il observe le chemin parcouru.
D’autres chansons, comme Puisque, rappellent plus frontalement ce que chacun sait sans toujours vouloir le regarder : un jour, tout s’arrête. Mais là encore, Volo ne cherche ni le choc ni la noirceur gratuite. Les frères Volovitch gardent cette capacité rare à parler de la mort, de la perte ou du vertige sans casser le lien avec l’auditeur. Ils racontent, ils accompagnent, ils laissent une place à la respiration.
Une douceur qui n’empêche jamais de se positionner
Ce nouvel album ne se contente pas de l’intime. Volo continue aussi de se situer dans son époque. Français de souche rappelle clairement ce que produirait une violence politique exercée contre les plus fragiles, tandis que Bientôt interroge la fragilisation des principes démocratiques et convoque l’ombre de 1984 pour dire l’inquiétude du présent. Rien d’artificiel là-dedans : chez Volo, l’engagement reste lié à des vies concrètes, à des conséquences réelles, à une vigilance humaine.
Au final, Mine de rien montre un duo qui n’a pas disparu, bien au contraire. Volo continue de raconter des histoires, d’affirmer des positions et de faire entendre une chanson française fraternelle, sensible et très consciente du monde dans lequel elle s’inscrit. Un album qui avance sans bruit inutile, mais avec assez de vérité pour durer.
« Volo signe un album doux en surface, mais profondément solide dans ce qu’il raconte et dans ce qu’il défend. »
– Radio Rempart
Volo : biographie express
Volo, c’est l’histoire des frères Frédo et Olivier Volovitch, duo majeur de la chanson française apparu au milieu des années 2000, capable de mêler intimité, humour, regard social et mélodies fraternelles.
Après plus de vingt ans de carrière, des centaines de concerts et plus de cent chansons écrites, ils reviennent avec Mine de rien, un septième album studio élégant, acoustique et très actuel.
« Entre chaleur acoustique, regard sur soi et lucidité politique, Volo continue d’avancer sans perdre sa justesse. »
Le verdict Radio Rempart
Mine de rien montre un Volo toujours aussi juste dans l’art de faire passer beaucoup avec très peu. Un album élégant, fraternel et profondément humain, qui parle d’amour, de temps, de perte et de société avec une douceur qui n’efface jamais la force du propos.
