Alex Toucourt glisse en douceur avec Toboggan
Un son pour les fans de chanson française sensible, de pop folk soignée et d’écriture incarnée comme…
JP Nataf, Alexis HK, Volo, Florent Marchet, Benoît Dorémus
Alex Toucourt – Toboggan
Sortie le 24 avril 2026 chez At(h)ome

Avec Toboggan, Alex Toucourt livre un disque sensible, actuel et finement écrit, où la chanson française se teinte de pop, de folk et de pulsations plus modernes. Un album qui observe, questionne et touche juste, sans jamais forcer le trait.
Alex Toucourt – Toboggan : un album entre élan, bascule et regard affûté
Depuis plus de quinze ans, Alex Toucourt trace une route bien à lui dans le paysage de la chanson française. Auteur-compositeur-interprète lorrain, il a peu à peu imposé une signature immédiatement reconnaissable, souvent décrite comme acousticool : des guitares organiques, une voix chaleureuse, et des mélodies qui s’installent naturellement dès la première écoute.
Avec Toboggan, son quatrième album studio co-réalisé avec Alexis Campet, il franchit un nouveau cap. Le son s’élargit, gagne en relief et en circulation. La pop et le folk restent bien là, mais ils se frottent cette fois à des pulsations plus contemporaines, parfois proches du rap ou du slam. Ce dosage très fin donne au disque une respiration particulière, à la fois souple, moderne et profondément humaine.
Un disque pensé comme un mouvement
Le titre Toboggan dit déjà beaucoup de choses. Il évoque l’enfance, bien sûr, le jeu, la glissade, la vitesse, mais aussi le vertige, le lâcher-prise, la possibilité de remonter, de bifurquer, de changer de pente. Cet aller-retour entre légèreté et gravité traverse tout l’album. Alex Toucourt y compose un disque en mouvement, qui accepte les déséquilibres au lieu de les cacher.
C’est ce qui donne à l’ensemble sa cohérence : Toboggan n’est pas une suite de chansons posées côte à côte, mais un parcours sensible, un enchaînement de secousses douces, de questions, de tendresses, d’ironie aussi. Le disque regarde le monde avec précision, sans dureté inutile, et préfère la sincérité à toute posture.
Entre élan, liberté et distance malicieuse
Plusieurs titres donnent à l’album son énergie de départ. Nos rêves, premier extrait, porte un élan très immédiat, une envie d’avancer sans se laisser écraser par ce qui freine. Dans le bon désordre célèbre quant à lui la liberté de sortir du cadre, d’accepter les lignes moins droites, les chemins moins prévus. Et avec Le soleil ou Pirater les hits, Alex Toucourt laisse aussi entrer une part d’ironie face à l’époque, avec cette manière élégante de sourire sans jamais mépriser.
Ce rapport au monde reste toujours incarné. Même lorsqu’il prend un peu de recul, l’écriture garde quelque chose de très proche, presque tactile. On sent que l’artiste observe les êtres, les gestes, les contradictions du quotidien avec une vraie attention, et qu’il ne cherche pas à surjouer le commentaire.
Quand l’intime devient le vrai coeur du disque
Mais c’est peut-être dans ses zones les plus intimes que Toboggan touche le plus juste. Dans Balayer la poussière, Alex Toucourt célèbre le pouvoir de la mémoire comme boussole émotionnelle : ces souvenirs précieux qui nous façonnent et auxquels on revient quand il faut tenir bon. La chanson parle du passé, oui, mais comme d’une force encore active, un repère pour le présent.
Les mains glacées poursuit cette veine avec beaucoup de délicatesse, en retraçant l’histoire d’un amour qui se transmet de multiples façons. Le morceau raconte avec une douce nostalgie ces filiations de gestes, d’habitudes et d’élans que l’on reçoit, que l’on porte, et que l’on transmet à son tour. C’est simple en apparence, mais très finement senti.
Des chansons de bascule et de fragilité assumée
Le disque sait aussi saisir les instants où tout vacille légèrement. Quand le camion va partir raconte la bascule délicate d’un déménagement, tout ce qui se joue dans les départs, les arrivées et l’entre-deux qu’il faut ensuite apprendre à habiter. Il y a là quelque chose de très concret, mais aussi de plus vaste : la manière dont une vie se déplace sans toujours demander la permission.
Plus loin, La salle d’espoir dresse un portrait tendre et cru de celles et ceux qui cherchent à guérir leurs coeurs et leurs corps. Quelques strophes plonge dans l’écriture comme refuge, exutoire et masque pudique. Et Si retombe la fièvre referme ce mouvement sur une vulnérabilité désarmée, en posant une question simple mais redoutable : quand l’amour s’effrite, qu’est-ce qu’il reste pour tenir ?
Une chanson française qui refuse de tricher
Ce qui rend Toboggan particulièrement attachant, c’est sa manière de rester accessible sans s’appauvrir. Alex Toucourt ne cherche ni l’effet spectaculaire ni l’épure forcée. Il préfère les nuances, les mots justes, les mélodies qui avancent sans hausser le ton, et ce mélange de mélancolie, de malice et d’espoir qui donne à son univers une vraie tenue.
Porté par une sincérité qui ne cherche jamais à tricher, Toboggan s’impose comme un disque sensible et actuel, capable de parler aussi bien de mémoire, de transmission, de départs ou de fragilité, tout en gardant ce mouvement vers l’avant qui évite au disque de se refermer sur lui-même.
« Un disque qui observe sans juger, qui doute sans s’effondrer, et qui avance avec assez de finesse pour toucher longtemps. »
– Radio Rempart
Alex Toucourt : biographie express
Alex Toucourt est un auteur-compositeur-interprète lorrain qui développe depuis plusieurs années une chanson française personnelle, nourrie de folk, de pop et d’une écriture très incarnée. Guitariste autodidacte devenu peu à peu multi-instrumentiste, il a bâti un univers sensible et moderne, reconnaissable à ses mélodies immédiates et à sa voix chaleureuse.
Avec Toboggan, il affine encore sa trajectoire en ouvrant davantage sa musique à des pulsations contemporaines, sans rien perdre de sa proximité ni de sa sincérité.
« Toboggan réussit à mêler tendresse, lucidité et mouvement dans une chanson française qui reste simple sans jamais être légère. »
Le verdict Radio Rempart
Toboggan confirme qu’Alex Toucourt sait écrire des chansons qui restent proches sans être étroites, poétiques sans devenir floues, et actuelles sans courir après la mode. Un album délicat, incarné et finement construit, qui glisse entre les émotions avec beaucoup de justesse.
