Nouvel album de The Shanghai Restoration Project et Tebza Majaivane, sortie chez Undercover Culture Music en 2026
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SRP x Tebza Majaivane – entre Yunnan et Soweto

Un son pour les fans d’électronique hybride, de musiques du monde réinventées et de grooves frontaliers comme…

Dengue Dengue Dengue, Kokoko!, Ibibio Sound Machine, Clap! Clap!, Acid Arab

Fiche album

The Shanghai Restoration Project, Tebza Majaivane – Finding Bakoena in a SoJo Cloud

Sortie le 6 février 2026 chez Undercover Culture Music

Album Finding Bakoena in a SoJo Cloud
Artistes The Shanghai Restoration Project, Tebza Majaivane
Label Undercover Culture Music
Sortie 6 février 2026
Genre Electronique, Musiques du monde
Pochette de l'album Finding Bakoena in a SoJo Cloud de The Shanghai Restoration Project et Tebza Majaivane

Avec Finding Bakoena in a SoJo Cloud, The Shanghai Restoration Project et Tebza Majaivane signent une rencontre rare entre électronique globale, traditions du Yunnan et mémoire sud-africaine. Un disque audacieux, rythmé, spirituel et profondément habité.

Amapiano Gqom Field recordings Dialogue des cultures

Logo Radio Rempart Finding Bakoena in a SoJo Cloud : un pont sonore entre nuages, mémoire et identité

Il y a des albums qui naissent d’une idée, d’autres d’une urgence, et puis il y a ceux qui ressemblent à une rencontre que rien ne rendait évidente au départ. Finding Bakoena in a SoJo Cloud appartient clairement à cette dernière catégorie. D’un côté, The Shanghai Restoration Project, projet électronique connu pour son goût du métissage et des croisements culturels. De l’autre, le rappeur sud-africain Tebza Majaivane, dont la parole intime et enracinée donne au disque une densité humaine immédiate. Ensemble, ils construisent ici un album qui ne se contente pas de juxtaposer des influences : il cherche un langage commun.

Ce langage passe d’abord par le rythme. Le disque fusionne des éléments d’amapiano et de gqom avec des enregistrements de terrain récoltés dans le Yunnan, au cœur des traditions musicales des peuples Wa, Dai et Bulang. Ces chants transmis au fil des générations, chargés de résistance culturelle et de mémoire, trouvent un écho étonnant dans l’univers de Tebza, qui écrit depuis des scènes de vie à Soweto en zoulou, en anglais et en sesotho. Le résultat n’a rien d’un collage artificiel. Au contraire, l’album avance avec une fluidité très particulière, comme s’il révélait des correspondances enfouies plutôt qu’il ne les inventait.

Une quête d’origine portée par le symbole du Bakoena

Au centre du projet se trouve aussi une recherche plus intime. Tebza Majaivane y convoque la figure du Bakoena, le crocodile, symbole spirituel lié à ses origines familiales du Lesotho, pays qu’il n’a jamais visité. Cette présence agit comme un fil rouge, presque comme un guide ancien, qui relie l’artiste à une mémoire qu’il tente de rejoindre sans jamais l’idéaliser. Ce thème de la filiation, du manque et de la sagesse héritée donne au disque une profondeur émotionnelle réelle. Il ne s’agit pas seulement d’un bel objet sonore, mais d’une oeuvre traversée par la question de l’appartenance.

Cette idée de lien prend encore plus de force à travers le parallèle symbolique entre les deux territoires évoqués par l’album. Le Yunnan, dont le nom signifie « au sud des nuages », répond ici au Lesotho, parfois surnommé le « royaume dans les nuages » au sud de Johannesburg. Ce jeu d’altitudes, de brumes et de passages devient une belle métaphore du disque lui-même : un espace suspendu où des histoires éloignées géographiquement se répondent enfin.

Un album expérimental, mais jamais froid

Ce qui rend Finding Bakoena in a SoJo Cloud particulièrement réussi, c’est qu’il ne sacrifie jamais l’émotion à l’expérimentation. L’approche est audacieuse, bien sûr, mais l’énergie rythmique reste très forte, presque physique par moments. Les textures électroniques gardent du relief, les voix conservent leur chaleur, et les traditions enregistrées sur le terrain ne sont jamais traitées comme de simples ornements exotiques. Elles participent pleinement à la respiration de l’ensemble.

L’album avance ainsi sur une ligne rare : il peut séduire par son impact immédiat, ses basses, ses pulsations, son sens du mouvement, tout en laissant apparaître une profondeur spirituelle et symbolique qui continue de travailler après l’écoute. C’est précisément ce mélange entre instinct, mémoire et ouverture qui lui donne sa force. The Shanghai Restoration Project et Tebza Majaivane y trouvent un terrain commun où la modernité ne remplace pas les racines, mais leur offre une autre manière de circuler.

Avec Finding Bakoena in a SoJo Cloud, les deux artistes livrent un disque singulier, dense, vivant, qui ose penser grand sans perdre le contact avec le sensible. Une traversée musicale audacieuse, à la fois terrestre et suspendue.

« Finding Bakoena in a SoJo Cloud fait dialoguer les hauteurs, les mémoires et les corps dans un même battement. »

– Radio Rempart

Biographie express

The Shanghai Restoration Project est un projet électronique fondé par Dave Liang, connu pour ses croisements entre traditions asiatiques, production moderne et culture globale. Sa musique explore depuis des années les zones de rencontre entre héritage et innovation.

Tebza Majaivane apporte ici une voix ancrée dans l’expérience sud-africaine, entre mémoire personnelle, héritage culturel et parole contemporaine. Leur collaboration donne naissance à un disque à part, profondément ouvert sur le monde.

Un album qui relie continents, langues et héritages sans jamais perdre le groove ni l’âme.

Écouter le projet

Retrouve Finding Bakoena in a SoJo Cloud sur les différentes plateformes et sur le site officiel :

Le verdict Radio Rempart

The Shanghai Restoration Project et Tebza Majaivane signent un album qui sort franchement du lot. Finding Bakoena in a SoJo Cloud impressionne autant par sa richesse rythmique que par sa portée symbolique. Une oeuvre de passage, de mémoire et de circulation, inventive sans être abstraite, profonde sans jamais perdre l’élan.