Album de tofusmell, intitulé All My Time à découvrir sur radio Rempart
| | | | |

tofusmell ouvre grand le champ des possibles avec All My Time

Un son pour les fans de folk sensible, d’indie rock habité et de chansons qui avancent entre doute et clarté comme…

Sufjan Stevens, Nick Drake, Adrianne Lenker, Alex G, Leith Ross

Fiche album

tofusmell – All My Time

Sortie le 24 avril 2026 chez Hardly Art

Album All My Time
Artiste tofusmell
Label Hardly Art
Sortie 24 avril 2026
Genre Pop/Rock, Rock, Alternatif et Indé
Pochette de l'album All My Time de tofusmell

Avec All My Time, tofusmell livre un premier album à la fois délicat, instable et profondément humain. Sous ce nom, Rae Chen transforme les flottements de l’existence en chansons sensibles, où la vulnérabilité de l’écriture rencontre une production plus ample, plus riche et plus affirmée que par le passé.

Premier album Folk rock habité Lâcher-prise Intimité lucide

Logo Radio Rempart tofusmell – All My Time : un premier album qui apprivoise l’incertitude sans jamais s’y noyer

Il y a des disques qui cherchent à tout expliquer. All My Time, lui, choisit une autre voie. Le premier album de tofusmell, projet porté par Rae Chen, accepte d’emblée que tout ne puisse pas être maîtrisé. Cette idée traverse l’ensemble du disque : on ne peut pas tout prévoir, on ne peut pas tout attendre, et pourtant il faut avancer, sentir, encaisser, continuer à vivre au milieu de ce qui échappe.

Ce point de départ pourrait conduire à la résignation. Mais chez Rae Chen, il devient au contraire une manière de regarder la vie avec plus de douceur et plus de lucidité. All My Time parle du lâcher-prise, oui, mais d’un lâcher-prise actif, habité, presque apaisé. L’impermanence n’y est pas vécue comme une chute, mais comme une vérité difficile à accepter, puis peu à peu comme une forme de baume.

Un disque né dans le mouvement et le déplacement

Après l’EP Humor en 2023, Rae Chen a passé plusieurs mois sur les routes avec Leith Ross. Puis est venue une décision importante : quitter la Floride pour s’installer à Winnipeg, au Canada. Ce déplacement compte dans la naissance de All My Time. On sent dans ces chansons quelque chose de mouvant, de fragile, comme si l’album s’était construit dans une période de bascule où plusieurs chemins restaient encore possibles.

C’est aussi ce qui donne au disque cette impression de sincérité presque immédiate. Rae Chen n’essaie pas de figer un état ou de donner une leçon. Il capte plutôt un moment de vie traversé par le doute, l’inconfort et l’ouverture. L’écriture reste pudique, mais elle laisse passer beaucoup. Derrière la retenue, il y a de la tension, de l’attente, des élans contrariés, et parfois une façon très simple de dire ce qui vacille.

Une production plus large sans perdre l’intimité

Si Rae Chen a longtemps travaillé seul, en écrivant, produisant et enregistrant lui-même sa musique, All My Time marque une ouverture. Une grande partie de l’album a été coproduite et enregistrée avec Keiran Placatka à Winnipeg, avant d’être développée dans les mois qui ont suivi son déménagement. Quatre autres morceaux ont été façonnés avec Paul Larson à Los Angeles, dans une approche plus live, plus énergique, nourrie par une certaine idée du folk rock du début des années 2000.

Ce choix élargit nettement le spectre sonore du disque. Là où certaines chansons conservent l’intimité qui faisait déjà la force de Rae Chen, d’autres prennent plus d’ampleur, laissent entrer des guitares plus rugueuses, une batterie plus marquée, une densité plus sombre aussi. Des titres comme Voice Cracks ou Force the Sun West! donnent à entendre un tofusmell plus électrique, plus remuant, sans pour autant rompre avec le coeur fragile de son écriture.

Entre tension intérieure et beauté discrète

L’une des réussites de All My Time, c’est justement de tenir ensemble plusieurs états. Le disque peut être réservé, presque murmuré, puis soudain plus agité, plus direct, plus nerveux. Cette alternance n’a rien d’artificiel. Elle ressemble à la vie telle que Rae Chen la raconte ici : déroutante, jamais linéaire, traversée d’émotions contraires qui ne s’annulent pas mais cohabitent.

Même quand la production s’élargit, l’écriture reste le centre de gravité. Overspender, produit avec Jack Hallenbeck, retrouve par exemple une veine plus intimiste, presque suspendue, qui rappelle combien Rae Chen sait faire tenir beaucoup de choses dans très peu d’effets. Et lorsque l’album se referme avec Luck, produit par Chen lui-même, il laisse cette impression rare d’un disque qui a beaucoup bougé sans jamais perdre son axe.

Un premier album déjà très cohérent

Malgré la diversité des collaborateurs et des méthodes de production, All My Time reste étonnamment uni. Rien ne semble plaqué. Tout tient grâce à la voix de Rae Chen, à sa manière d’écrire au plus près de l’incertitude, et à cette conviction tranquille que l’on peut trouver un peu de paix en acceptant ce que l’on ne contrôle pas.

tofusmell signe ainsi un premier album à la fois modeste dans le ton et ambitieux dans la forme. Un disque qui ne cherche ni la démonstration ni la pose, mais qui avance avec une justesse discrète, une vraie cohérence émotionnelle et suffisamment d’aspérités pour donner envie d’y revenir.

« tofusmell fait de l’incertitude un espace habitable et signe un premier album sensible, ample et remarquablement cohérent. »

– Radio Rempart

tofusmell : biographie express

tofusmell est le projet de Rae Chen, musicien et auteur-compositeur dont l’écriture sensible a d’abord trouvé sa place dans un format intimiste, entre folk et confession retenue.

Avec All My Time, son premier album, il élargit nettement sa palette sonore tout en conservant ce qui fait sa force : une voix fragile mais lucide, des chansons profondément humaines et une manière très personnelle de faire entendre le trouble du réel.

« Un premier album qui trouve de la beauté dans le flottement, et du calme dans ce qui reste impossible à prévoir. »

Écouter tofusmell

Retrouve l’album sur les différentes plateformes :

Le verdict Radio Rempart

All My Time montre un tofusmell déjà très sûr de sa trajectoire artistique. Rae Chen y élargit sa production sans perdre la vérité de son écriture, et transforme les incertitudes de la vie en un disque sensible, habité et durablement touchant. Une belle entrée en matière.