Violons Barbares nouvel album, intitulé Monsters and Fantastic Creatures à découvrir dans le programme Rempart
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Violons Barbares – Monsters and Fantastic Creatures, un folklore en transe

Un son pour les fans de traditions réinventées, de folk sauvage et de transe brute comme…

Trio Joubran, Lo’Jo, Tinariwen, DakhaBrakha, Fanfara Station

Fiche album

Violons Barbares – Monsters and Fantastic Creatures

Sortie le 28 avril 2023 chez Violons Barbares

Album Monsters and Fantastic Creatures
Artiste Violons Barbares
Label Violons Barbares
Sortie 28 avril 2023
Genre Musiques du monde
Pochette de l'album Monsters and Fantastic Creatures de Violons Barbares

Avec Monsters and Fantastic Creatures, Violons Barbares ouvre les portes d’un monde peuplé de légendes, de créatures nocturnes et de traditions en fusion. Entre la Mongolie, la Bulgarie et une énergie scénique presque punk, le trio signe un disque aussi mystérieux qu’explosif.

Mongolie Balkans Transe tribale Folk sauvage

Logo Radio Rempart Violons Barbares – Monsters and Fantastic Creatures : entre steppe, Balkans et visions nocturnes

Ils ne sont que trois sur le papier, mais Violons Barbares donne souvent l’impression d’une tribu entière lancée au galop. Un Mongol, un Bulgare et un Français, embarqués dans un même élan, capables de faire cohabiter la steppe d’Asie, les terres balkaniques et une forme de fièvre rock très contemporaine. Avec Monsters and Fantastic Creatures, leur quatrième album, le trio pousse encore plus loin cette identité singulière, nourrie de virtuosité, de tension et d’un enthousiasme contagieux.

Dès les premiers morceaux, on retrouve ce qui fait la force du groupe : une cohésion rare, presque instinctive, qui transforme chaque titre en chevauchée. La folie des danses balkaniques y croise des rythmes du désert, des riffs abrupts, des chants habités et une puissance percussive qui donne à l’ensemble un relief très physique. C’est flamboyant, sauvage, traversé d’images et de secousses, avec cette sensation grisante qu’à tout moment la musique peut bifurquer vers une transe nouvelle.

Un quatrième album peuplé de monstres, de fantômes et de rites anciens

Le trio plonge ici dans un univers de démons, vampires, dragons, fantômes et créatures fantastiques, inspiré des croyances populaires de Bulgarie et de Mongolie. L’album ne se contente pas d’aligner des figures folkloriques : il bâtit un monde. Un monde sombre parfois, fascinant souvent, où les légendes ancestrales deviennent la matière d’une musique profondément vivante. Certaines créatures effraient, d’autres font rêver, mais toutes participent à cette ambiance d’étrangeté envoûtante qui parcourt le disque.

On y entend tour à tour un rock des steppes, un blues sorti d’un château de Dracula, un folk de cérémonie d’exorcisme, un rébético inquiétant venu de tavernes obscures. Cette manière d’assembler les références pourrait sembler improbable, mais Violons Barbares sait précisément comment faire tenir ensemble ces imaginaires. Le groupe ne cherche jamais l’effet de carte postale. Il parle depuis ses racines et les projette dans un langage résolument contemporain.

Trois musiciens, une matière sonore d’une richesse folle

Au coeur de cette aventure, Dimitar Gougov déploie le timbre très particulier de la gadulka, vieille bulgare aux résonances profondes, rugueuses et vibrantes. À ses côtés, Dandarvaanchig Enkhjargal fait résonner le morin khoor, violon traditionnel mongol à tête de cheval, ainsi que son chant diphonique saisissant, qui ouvre immédiatement une autre profondeur à la musique. Enfin, Fabien Guyot apporte aux percussions une force motrice essentielle, à la fois terrienne, nerveuse et théâtrale.

Ce dialogue entre instruments traditionnels, voix et percussions donne au trio une signature unique. On sent dans chaque morceau quinze années de concerts à travers le monde, une maîtrise collective forgée sur scène, mais aussi le plaisir intact de faire circuler des traditions sans jamais les figer. Violons Barbares ne joue pas un folklore de musée. Il le remet en mouvement, avec du souffle, de la chair et parfois une brutalité bienvenue.

Des légendes anciennes racontées en plusieurs langues

L’album rassemble quinze titres originaux, dont douze chansons écrites et composées en cinq langues : mongol, bulgare, français, allemand et anglais. Ce choix renforce encore le sentiment de voyage permanent qui traverse le disque. Chaque langue apporte sa propre musique, sa propre matière, sa manière de faire exister les créatures et les récits. Le projet devient ainsi un espace de circulation entre cultures, mythes et formes sonores.

Le groupe rend aussi hommage à ses racines par le détail des histoires évoquées : le vampire bulgare attiré par la musique, le Zmei maître de la pluie, les exorcistes Kaloushari, les esprits protecteurs Talasam, les feux purificateurs d’Olelia ou encore les nuits interdites des jours sales. Côté mongol, surgit aussi la figure immense du démon noir à quinze têtes. Toutes ces croyances donnent à l’album une densité narrative rare, sans jamais étouffer l’élan musical.

Un disque qui s’écoute comme un concert illustré en pleine transe

L’univers visuel de Monsters and Fantastic Creatures, développé avec l’illustratrice Clotilde Perrin, prolonge parfaitement cette immersion. Les dessins issus de leur spectacle commun renforcent la dimension fantastique du projet, comme si l’album cherchait à faire surgir tout un théâtre d’ombres, de rites et d’apparitions. Ce n’est pas seulement un recueil de morceaux : c’est une traversée.

Avec ce quatrième opus, Violons Barbares confirme qu’il occupe une place très à part dans le paysage des musiques du monde. Le trio relie la mémoire, l’imaginaire et l’énergie brute avec un sens remarquable de la tension et du mouvement. Un disque qui fouette le sang, secoue les images et rappelle qu’une tradition peut rester brûlante quand elle est portée avec autant de vie.

« Un rock des steppes, un blues de château hanté, un folk d’exorcisme : Violons Barbares invente sa propre transe. »

– Radio Rempart

Pourquoi cet album fascine

Monsters and Fantastic Creatures captive parce qu’il transforme des croyances populaires en une matière musicale très actuelle. Le trio ne joue jamais la démonstration folklorique, il crée un monde sonore dense, inquiétant et profondément vivant.

Entre virtuosité instrumentale, puissance rythmique et imaginaire foisonnant, le disque avance comme une cérémonie en mouvement, à la fois spectaculaire, sombre et terriblement entraînante.

« Un album sauvage et habité, où les légendes anciennes reprennent vie dans une transe résolument contemporaine. »

Écouter Violons Barbares

Retrouve l’album Monsters and Fantastic Creatures sur les différentes plateformes :

Le verdict Radio Rempart

Avec Monsters and Fantastic Creatures, Violons Barbares livre un album fascinant, puissant et très incarné. En mêlant Mongolie, Balkans, rock, transe et récits fantastiques, le trio signe un disque qui déborde d’images, de relief et d’énergie. Une belle secousse pour qui aime les musiques voyageuses quand elles gardent les crocs.